Le Centre de transparence publicitaire de Google (adstransparency.google.com) est un répertoire public des annonces diffusées par les annonceurs. On y cherche un concurrent par son nom ou son site, puis on filtre par pays, période, plateforme et format. D'après la FAQ officielle de l'outil, il couvre la Recherche, YouTube, Shopping, Maps et Play sur un an. Il montre les annonces, sans les mots-clés achetés ni le budget.
À retenir : Lisez les annonces de vos concurrents pour leurs messages et leurs offres, puis vérifiez qu'une recherche attire des acheteurs avant de reprendre leurs mots-clés : chaque clic sur une recherche sans intention d'achat est du budget perdu.
Ouvrez adstransparency.google.com et saisissez le nom de votre concurrent ou, plus sûr, son nom de domaine. Dans la liste qui s'ouvre, choisissez le site ou le compte d'annonceur qui correspond.
Sélectionnez le pays où vous vendez, puis une période : les 30 derniers jours pour voir ce qui tourne, ou deux dates pour comparer deux saisons.
Isolez la Recherche Google, YouTube ou Shopping selon vos campagnes, puis le texte, l'image ou la vidéo.
Ouvrez les annonces une à une. Notez la date de dernière diffusion et faites défiler les variantes. En Europe, regardez aussi la première diffusion et le nombre de diffusions.
Relevez les angles, les offres et les pages mises en avant, puis choisissez le terrain sur lequel vous distinguer. Avant de reprendre un mot-clé, vérifiez que la recherche attire des acheteurs.
Le Centre de transparence publicitaire est le répertoire public dans lequel Google range les annonces de ses annonceurs. Google l'a présenté sur son blog officiel comme un espace de recherche qui regroupe les annonces des annonceurs validés, pour aider chacun à en savoir plus sur les annonces qu'il voit et sur leurs annonceurs.
Pour un annonceur, c'est un moyen direct de voir les annonces d'un concurrent sans attendre de tomber dessus. Vous y retrouvez les textes, les images et les vidéos qu'il a diffusés, le pays de diffusion, le format et la date de dernière diffusion. On y accède à l'adresse adstransparency.google.com, ou depuis une annonce, par le menu à trois points qui ouvre Mes préférences publicitaires.
La couverture dépasse largement la Recherche Google. La FAQ de l'outil cite la Recherche, YouTube, Shopping, Maps et Play, les cinq choix de son filtre des plateformes. La page d'aide sur la transparence publicitaire mentionne aussi le Réseau Display et Gmail.
D'après sa FAQ, le Centre de transparence montre les annonceurs validés partout dans le monde, et tous les annonceurs pour les annonces diffusées en Europe et en Turquie. La page d'aide citée plus haut va plus loin : elle prévoit aussi d'afficher les annonceurs qui n'ont pas terminé la validation, sous le nom de leur profil de paiement et avec un badge « Non validé ». Les deux pages de Google ne disent donc pas tout à fait la même chose. D'après la page de Google sur la validation des annonceurs, tous les annonceurs devront à terme prouver leur identité. Un annonceur validé apparaît avec son nom légal ou son nom de marque, sa localisation et un badge « Validé ». Si le payeur porte un autre nom, Google l'affiche aussi. L'agence qui crée les annonces pour son client, elle, n'apparaît pas.
Tout part d'une seule barre de recherche, qui accepte un nom d'annonceur ou un nom de site. Dès que vous tapez, une liste s'ouvre en deux parties : les annonceurs, avec leur pays et leur nombre d'annonces, puis les sites. Chercher par site est souvent plus sûr, car la raison sociale d'un concurrent ne ressemble pas toujours à sa marque. Un même site peut aussi regrouper plusieurs comptes : l'outil le signale et propose ensuite de filtrer par annonceur.
Le choix du pays change ce que vous voyez, car les informations d'une annonce peuvent varier d'une zone à l'autre. Le sélecteur de région propose toutes les régions ou un pays précis. Pour surveiller un concurrent sur le marché français, choisissez la France : vous ne verrez que les annonces diffusées chez vous.
Les filtres de date, de plateforme et de format affinent ensuite la liste. La période propose aujourd'hui, hier, les 7 ou les 30 derniers jours, aucune limite de date, ou deux dates choisies. Les dates suivent l'heure du Pacifique, en retard de plusieurs heures sur la France. La plateforme isole la Recherche, YouTube, Shopping, Maps ou Play. Le format sépare le texte, l'image et la vidéo.
Cliquez sur une annonce pour ouvrir sa page de détails, qui résume où et quand elle a tourné. Vous y lisez le nom de l'annonceur, le pays de diffusion, la date de dernière diffusion, le format et, selon les cas, le nom de celui qui finance l'annonce. Un bouton permet de signaler une annonce qui enfreint les règles de Google, après connexion à un compte Google.
Une annonce existe souvent en plusieurs combinaisons, et l'outil n'en montre que quelques-unes. D'après la FAQ, il affiche jusqu'à cinq variantes courantes d'une annonce : la version exacte que vous avez vue dans Google peut donc manquer. Faites défiler les variantes pour repérer les titres qui reviennent.
Une annonce toute récente n'apparaît pas tout de suite. La FAQ indique un délai possible de 48 à 72 heures après la diffusion. Certaines annonces restent invisibles : celles soumises à une limite d'âge, qui demandent de se connecter, celles retirées pour non-respect des règles, ou celles dans un format que l'outil ne sait pas encore afficher.
Pour une annonce diffusée en Europe ou en Turquie, la page en dit plus, à cause de la réglementation. L'Europe désigne ici l'Espace économique européen : l'Union européenne, plus l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège. La page ajoute la date de première diffusion, un thème attribué par Google et une fourchette du nombre de diffusions, publiée avec 90 jours de décalage. Un bloc « Sélection de l'audience » indique enfin quelles catégories de critères l'annonceur a incluses ou exclues pour la campagne la plus récente de cette annonce.
Le Centre de transparence sert d'abord à lire les messages de vos concurrents, en entier. Dans une page de résultats, vous ne voyez qu'une annonce à la fois. Ici, vous voyez ce qu'un annonceur diffuse dans un pays sur une période. Plusieurs lectures sont utiles pour vos propres campagnes.
Prenons un exemple, à titre d'illustration : un fabricant français de matelas qui vend en ligne. Il saisit le site d'un concurrent direct, choisit la France, les 30 derniers jours, la Recherche Google et le format texte. Supposons qu'il voie surtout des titres sur la période d'essai à domicile et la livraison offerte, et presque rien sur le prix. Ses annonces peuvent alors se distinguer sur un autre terrain, la fabrication en France par exemple, au lieu de répéter la même promesse. Il note aussi les pages mises en avant, pour comparer leurs offres aux siennes.
Passez ensuite de la lecture à l'écriture, avec votre propre offre. Le simulateur d'annonce Google Ads montre l'aperçu de vos titres et descriptions sur ordinateur et sur mobile avant de publier. Reprendre mot pour mot le texte d'un concurrent, ou citer sa marque, peut soulever des questions juridiques : vérifiez-les avec un juriste.
L'outil ne montre pas sur quels mots-clés un concurrent enchérit. Il montre des annonces, sans la recherche qui les a déclenchées. En Europe et en Turquie, le bloc « Sélection de l'audience » peut signaler des signaux contextuels, une catégorie qui comprend les mots-clés recherchés sur Google. Il dit seulement si des critères de cette catégorie ont été inclus ou exclus : nous n'avons trouvé la liste des mots-clés ni sur la page d'une annonce, ni dans les informations que Google dit publier.
Les positions, les budgets et les performances restent dans le compte de l'annonceur. Vous ne voyez ni la position d'une annonce, ni son coût par clic, ni ses clics, ni ses conversions, ni le montant dépensé. Seules les annonces électorales, dans les régions où Google accepte la publicité politique, affichent une fourchette de dépenses, dans l'onglet « Annonces à caractère politique ». Cet onglet indique les régions concernées, une liste qui peut changer.
La page de destination n'est plus accessible depuis l'outil. Les annonces sont désormais des captures fixes : Google a retiré le clic vers la page de destination, et précise dans sa FAQ que ce retrait est définitif. L'historique s'arrête, lui, un an après la dernière diffusion d'une annonce.
Voir les annonces d'un concurrent ne dit donc pas quels mots-clés acheter. Deux concurrents peuvent diffuser la même annonce sur des recherches très différentes, dont certaines n'attirent aucun acheteur. Pour savoir qui apparaît sur vos propres recherches, lisez notre guide qui enchérit sur mes mots-clés. Pour décider s'il faut suivre un concurrent sur ses mots-clés, notre guide pour enchérir sur les mots-clés des concurrents reprend la méthode.
Votre compte Google Ads montre déjà qui vous croise dans les enchères, grâce au rapport « Insights sur les enchères ». D'après l'aide Google Ads, il compare vos performances à celles des autres annonceurs qui participent aux mêmes enchères que vous. Pour les campagnes sur le Réseau de Recherche, il donne six statistiques, dont le taux de superposition, par mot-clé, groupe d'annonces ou campagne.
Ce rapport ne couvre que les enchères où vous êtes déjà présent. Seuls les mots-clés qui atteignent un seuil minimal d'activité ont un rapport : un mot-clé que vous n'avez jamais acheté n'en a donc pas. Google n'affiche pas non plus de données quand votre taux d'impressions est inférieur à 10 %. D'après la liste des statistiques décrites dans l'aide, vous obtenez des taux par annonceur, sans rien sur les mots-clés que ces annonceurs achètent ailleurs.
Des outils tiers affichent les mots-clés payants et les annonces des concurrents. SpyFu le fait avec un historique des annonces sur dix ans et plus, à partir de sa formule Pro + AI. Le toolkit Advertising de Semrush le fait aussi, et son rapport Ads History retrace les apparitions des annonces sur les 12 derniers mois. Ahrefs et SE Ranking proposent aussi des rapports sur les mots-clés payants et les annonces. Notre comparatif des outils d'analyse des concurrents Google Ads les compare, et notre page sur les alternatives à SpyFu détaille ce cas.
Le module Concurrents de Should I Bid part de l'autre bout : les mots-clés que vous avez analysés. Pour chaque mot-clé, Should I Bid lit la page de résultats Google et relève les vraies annonces, en haut et en bas de page. Le module Concurrents en tire les annonceurs vus sur vos mots-clés : part de vos mots-clés, position moyenne, dernière apparition. Pour un domaine saisi, il montre les mots-clés où il a été vu en annonce, pays par pays, avec ses textes et ses pages de destination. Le module est inclus dans toutes les offres et se consulte sans crédit.
Ce module a aussi ses limites. Les annonces viennent des pages Google lues par Should I Bid, dans une base commune et anonyme mise à jour à chaque nouvelle analyse d'un mot-clé. Chaque observation est datée : ce n'est ni une estimation, ni du temps réel. Should I Bid ne donne ni volume de recherche, ni estimation de coût par clic, et ne suit pas les positions. Son rôle est la décision : son analyse d'intention rend un verdict Enchérir, Tester ou Passer pour chaque mot-clé, avant que vous payiez le premier clic.
| Outil | Prix d'entrée | Détail | Source |
|---|---|---|---|
| Should I Bid | Au crédit (voir la page Tarifs) | Au crédit (1 crédit = 1 mot-clé analysé). 5 analyses offertes pour essayer, sans carte bancaire, puis des formules payantes par abonnement, sans engagement, avec des crédits renouvelés chaque mois. Formules détaillées sur la page Tarifs. | Source |
| SpyFu | dès 39 $/mois (29 $/mois en annuel) | Plan « Basic » : 39 $ par mois en mensuel, 29 $ par mois en annuel. « Pro + AI » : 59 $ le premier mois puis 119 $ par mois (89 $ en annuel). Garantie 30 jours. | Source |
| Semrush | dès 134 €/mois (112,52 €/mois en annuel) | Plan d'entrée « SEO » : 134 € par mois en mensuel, 112,52 € par mois en annuel. Essai 7 jours, offre gratuite limitée, sans carte bancaire. Toolkit « Advertising » à part : formule Base à 94,94 € par mois en annuel. | Source |
| Ahrefs | dès 27 €/mois | Plan « Starter » limité à 27 € par mois, plan « Lite » à 119 € par mois. Filtre « Search intents » à partir du plan « Standard » (229 € par mois). Offre gratuite (Ahrefs Free) pour son propre site. | Source |
| SE Ranking | dès 109 €/mois (87,20 €/mois en annuel) | Plan « Core » : 109 € par mois en mensuel, 87,20 € par mois en annuel. Essai 14 jours sans carte. | Source |
Prix vérifiés le . Tarifs publics constatés sur les sites des éditeurs à la date indiquée. Ils peuvent avoir changé depuis : la source fait foi.
Oui. L'outil est public et se consulte à l'adresse adstransparency.google.com sans payer ni ouvrir de compte. Seules les annonces soumises à une limite d'âge demandent de se connecter à un compte Google, tout comme le signalement d'une annonce. Google précise dans sa FAQ qu'il ne tire aucun revenu de ces pages.
Non. Le Centre de transparence montre les annonces, pas les recherches qui les déclenchent. En Europe et en Turquie, il indique au mieux que des signaux contextuels, une catégorie qui comprend les mots-clés recherchés sur Google, ont servi à cibler l'audience, sans en donner la liste. Pour repérer les annonceurs présents sur vos recherches, il faut le rapport Insights sur les enchères, un outil tiers ou le module Concurrents de Should I Bid.
Un an. D'après la FAQ de l'outil, les annonces des annonceurs validés restent visibles un an après la date de leur dernière diffusion. Les annonces électorales sont conservées jusqu'à sept ans dans les régions où Google accepte la publicité politique. Un annonceur qui n'a diffusé aucune annonce depuis 365 jours peut ne plus apparaître. Pour remonter plus loin, il faut un outil tiers qui conserve son propre historique des annonces.
Pas pour une annonce commerciale. Le Centre de transparence ne publie ni le montant dépensé, ni le coût par clic, ni les clics. Pour une annonce diffusée en Europe ou en Turquie, il donne seulement une fourchette du nombre de diffusions, avec 90 jours de décalage. Seules les annonces électorales, dans les régions où Google les accepte, affichent une fourchette de dépenses, dans l'onglet des annonces à caractère politique.
D'après la FAQ de l'outil, l'annonceur n'a peut-être pas terminé la validation de Google, une condition qui ne vaut pas en Europe ni en Turquie. Il n'a peut-être diffusé aucune annonce depuis 365 jours. Il peut aussi apparaître sous sa raison sociale, différente de sa marque : cherchez plutôt son site. Une annonce récente peut mettre 48 à 72 heures à apparaître, et celles soumises à une limite d'âge demandent de se connecter. Vérifiez enfin le pays sélectionné en haut de l'écran.
Non, les deux se complètent. Le Centre de transparence montre les annonces d'un annonceur dans un pays, sur un an. Le module Concurrents de Should I Bid montre les annonceurs vus sur les mots-clés analysés, avec leur position et la date de chaque observation, sans crédit. Should I Bid ne fournit ni volume de recherche, ni coût par clic estimé. Il sert à décider, mot-clé par mot-clé, s'il faut enchérir.